Le 18/03/2015 : Récits autobiographiques 3è
Choix d'un livre pour les vacances demandé par Mme Boissard
Toute la sélection :
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10 ans 3/4
de Fred Paronuzzi
2005, 125 p.
Frédéric Falcozzi, 10 ans 3/4, vit en Savoie, dans une petite ville où la vie n'est pas tous les jours rose. II nous raconte son quotidien avec un humour ravageur et un soupçon de tendresse. Avec Frédéric, pas le temps de s'ennuyer.
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A 19 ans, j'étais à Buchenwald : 1943-1945
de Xavier Comte
Ville de Rennes, 2005, 87 p.
Xavier Comte a 17 ans en 1940 lorsque l'Allemagne nazie envahit l'Europe. Etudiant en médecine à Rennes, il sera arrêté le 8 mai 1943 pour actes de résistance, détenu dans un premier temps à Compiègne, puis à Buchenwald et son cortège d'atrocités.
Revenu de l'enfer, il a tenu à nous laisser le récit de sa déportation.
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L'Africain
de J.M.G. Le Clezio
Belin-Gallimard, 2023, 115 p. (Classicocollège)
"J'ai longtemps rêvé que ma mère était noire. Je m'étais inventé une histoire, un passé, pour fuir la réalité à mon retour d'Afrique, dans ce pays, dans cette ville où je ne connaissais personne, où j'étais devenu un étranger. Puis j'ai découvert, lorsque mon père, à l'âge de la retraite, est revenu vivre avec nous en France, que c'était lui l'Africain. Cela a été difficile à admettre. Il m'a fallu retourner en arrière, recommencer, essayer de comprendre. En souvenir de cela, j'ai écrit ce petit livre."
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Les allumettes suédoises
de Robert Sabatier
Albin Michel, 2007, 244 p. (Le livre de poche)
Paris, dans les années trente : Olivier a dix ans, il vit à Montmartre. Sa mère vient de mourir et il vit en partie chez ses cousins Jean et Elodie, mais surtout dans les rues de ce temps-là, vivantes, souriantes et animées. Il y rencontre une multitude de personnages populaires et peu à peu sa peine et sa solitude s'effacent.
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L'Ami retrouvé
de Fred Uhlman
Belin - Gallimard, 2012, 156 p. (Classicocollège)
Dans ce court récit, il relate avec pudeur l'émouvante amitié entre le fils d'un médecin juif et un garçon issu d'une famille aristocratique allemande. La montée du nazisme va bouleverser le destin des deux adolescents.
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Amkoullel, l'enfant peul : Mémoires
de Amadou Hampâté Ba
Actes sud, 2022, 235 p. (Les Ateliers d'Actes Sud)
Amkoullel, lenfant peul relate ses jeunes années dans la boucle du Niger, au Mali. Dans ce récit de formation, les jeux dans le fleuve et les joies des amourettes côtoient la mort du grand frère et les blessures de lexil. À ces souvenirs intimes se mêlent aussi ceux de lHistoire, de la fondation de lEmpire peul du Macina à la colonisation et à la Première Guerre mondiale.
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L'analphabète : Récit autobiographique
de Agota Kristof
Zoé, 2004, 57 p.
L'auteur, née en Hongrie, raconte sa fuite en Suisse en 1956 pour échapper au régime de Staline. Passionnée d'écriture et de théâtre, elle va se rattacher à ses deux passions pour échapper à la solitude.
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L'année de l'éveil
de Charles Juliet
Gallimard, 2007, 286 p. (Folio ; 4334)
Un petit paysan qui n'avait jamais quitté son village se retrouve un jour enfant de troupe. Dans ce récit, il relate ce que fut sa seconde année de jeune militaire, une année de découvertes et de bouleversements, qui le verra mourir à son enfance et s'éveiller à des réalités et des énigmes dont il ignorait tout. La faim, le froid, les bagarres, son avide besoin d'affection, l'admiration qu'il voue à son chef de section, sa passion pour la boxe, les sévices que les anciens font subir aux bleus, la découverte de l'amour avec la femme de son chef, le sadisme de certains sous-officiers, la nostalgie qu'il a de son village, de sa chienne et de ses vaches, ses quinze jours de cachot, son renvoi de l'école puis sa réintégration, la hantise de mourir à dix-huit ans, là-bas, dans ces rizières où la guerre fait rage ..., c'est le récit d'une entrée en adolescence, avec ses révoltes et sa détresse, ses déchirements et ses ferveurs.
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Les Bijoux de pacotille
de Céline Milliat Baumgartner
Hatier, 2019, 157 p. (Classiques & Cie collège)
Céline Milliat Baumgartner a huit ans lorsque ses deux parents meurent dans un accident de voiture. Dans ce récit autobiographique émouvant et singulier, elle raconte, avec délicatesse et parfois même avec humour, la brutalité du choc, les années lumineuses qui lont précédé, le chemin accompli pour « ranger ses fantômes » et surmonter labsence.
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Black boy : Jeunesse noire
de Richard Wright
Gallimard, 2008, 444 p. (Folio ; 965)
Le jeune Richard découvre la vie où la ségrégation raciale et la violence sont quotidiennes. L'enfant refuse à l'admettre et s'enferme dans la solitude.
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Celui qui n'aimait pas lire
de Mikaël Ollivier
La Martinière, 2004, 189 p. (Confessions)
Dans ce récit largement autobiographique, Mikael Ollivier nous raconte avec justesse et délicatesse, le parcours qui lui a permis d'embrasser sa véritable vocation d'écrivain.
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Le cri de la mouette
de Emmanuelle Laborit
Pocket, 2022, 221 p.
Sourde de naissance, Emmanuelle n'a jamais connu que le silence. Le monde autour d'elle, n'était qu'une étrange représentation de mimiques, de bruits et de gestes mystérieux. Alors, pour s'évader de cette prison, pour clamer son existence, elle s'est mise à crier. C'est ainsi qu'elle est devenue la mouette. Mais à sept ans, Emmanuelle découvre le langage des signes. Le monde intelligible s'ouvre enfin... Après une adolescence difficile, elle triomphe au théâtre dans "les enfants du silence" et elle combat pour faire connaître les droits de trois millions de sourds.
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Dakia, fille d'Alger
de Dakia
Flammarion, 1996, 100 p. (Castor poche. Senior)
Février 1994, Dakia jeune algéroise de 14 ans commence son journal. Elle évoque le quotidien et surtout les sinistres événements qui continuent à endeuiller et terroriser l'Algérie. Dakia essaie malgré les menaces et les attentats du GIA de mener une vie normale de collégienne musulmane, elle résiste à sa façon. Mais la pression se fait plus forte ; l'engagement de ses parents, intellectuels, fait peser un risque encore plus grand sur sa famille. Sa soeur étudiante doit se réfugier en France, Dakia elle-même doit quitter son pays.
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Dans la peau d'un noir
de John Howard Griffin, Marguerite de Gramont
Gallimard, 2007, 249 p. (Folio ; 809)
Un écrivain américain, J.H. Griffin, s'est transformé en noir avec l'aide d'un médecin et de maquillage. Pendant six semaines il mène la vie d'un noir. L'histoire se déroule en 1959, époque où le sud des Etats-Unis était très raciste.
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Enfance
de Nathalie Sarraute
Gallimard, 2006, 276 p. (Folio ; 1684)
Cette autobiographie hésite entre le réel et l'imaginaire. Ce livre est écrit sous la forme d'un dialogue entre l'auteur et son double qui l'aide à faire surgir des souvenirs d'enfance. L'auteur tente de retrouver l'enfant qu'elle fut entre 7 et 11 ans, transplantée de Russie, où est restée sa mère, à Paris où son père ingénieur, s'est installé avec sa seconde femme...
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L'enfant d'Hiroshima
de Isoko Hatano, Ichirô Hatano
Gallimard, 1989, 189 p. (Folio junior)
Une histoire vraie : la correspondance entre Ichirô, élève au lycée de Tokyo, et Isoko, sa mère, qui vit à la campagne. Des lettres qui tissent un lien unique que la séparation rend encore plus fort. Touchante est la délicatesse maternelle qui respecte la liberté et la sensibilité de son fils à une époque aussi douloureuse que celle d'Hiroshima au temps de la guerre. Touchant est la plume d'Ichirô quand il écrit : "Faites rage, lames et vents du monde impur, moi, j'avance dans la vie, aux côtés de ma mère."
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L'enfant noir
de Camara Laye
Pocket, 2006, 221 p. (Pocket ; 1249)
Un jeune écrivain de vingt-cinq ans décide de raconter son enfance africaine, en Haute-Guinée. Mais, au-delà d'un récit autobiographique, il nous restitue, dans toute sa vérité, la vie quotidienne, les traditions et les coutumes de tout un peuple.
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Escadrille 80
de Roald Dahl
Gallimard jeunesse, 2013, 267 p. (Folio junior)
C'est en Afrique, au Tanganyika, aujourd'hui la Tanzanie, que Roald Dahl occupe son premier emploi dans une compagnie pétrolière. Mais la guerre éclate en Europe, et, pour combattre l'Allemagne d'Hitler, il s'engage dans la RFA (Royal Air Force). Commence alors pour Roald Dahl une période exaltante, fertile en découvertes et en dangers...
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Une femme
de Annie Ernaux
Gallimard, 2007, 105 p. (Folio ; 2121)
Le lundi 7 avril 1986, la mère d'Annie Ernaux s'éteint dans une maison de retraite. En trois ans, une maladie cérébrale, qui détruit la mémoire, l'avait menée à la déchéance physique et intellectuelle.
Frappée de stupeur par cette mort que, malgré l'état de sa mère, elle s'était refusé à imaginer, Annie Ernaux s'efforce de retrouver les différents visages et la vie de celle qui était l'image même de la force active et de l'ouverture au monde.
Quête du sens de l'existence d'une femme, d'abord ouvrière, puis commerçante anxieuse de "tenir son rang", passionnée de lecture et pour qui s'élever "c'était d'abord apprendre".
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Le Gone du Chaâba
de Azouz Begag
Seuil, 1986, 237 p. (Points ; 1320)
Le Chaâba est un bidonville près de Lyon, un amas de baraques en bois, trop vite bâties par des immigrants qui ont fui la misère algérienne. Ici comme ailleurs les éclats de rire des enfants résonnent dès le lever du soleil. Les "gones" se lavent à l'eau du puits et font leurs devoirs à même la terre. Mais chaque matin ils enfilent leurs souliers pour se rendre à l'école avec les autres. Là derrière les mots inscrits sur le cahier d'écriture de nouveaux horizons apparaissent. Un monde de rêves et d'espoirs à découvrir.
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A la guerre comme à la guerre : dessins et souvenirs d'enfance
de Tomi Ungerer
Ecole des loisirs, 2002, 115 p. (Médium)
Tomi a huit ans quand la Seconde Guerre mondiale éclate. Du jour au lendemain, il doit changer de nom, parler allemand, écrire en gothique, faire un dessin raciste pour son premier devoir nazi. Il obéit, il s'adapte. Il devient un caméléon : Français sous son toit, Allemand à l'école, Alsacien avec les copains. Heureux, quoi qu'il arrive. A la maison, sa mère, fantasque, chaleureuse et rusée, veille. Elle l'encourage à dessiner et à écrire, à rire et à faire rire, à déployer tous ses talents. Toute sa vie, elle a conservé les cahiers, les croquis, les devoirs, le journal intime de son fils, les affiches de l'époque. Ce sont ces archives incomparables qui ponctuent et réveillent les souvenirs de guerre de Tomi Ungerer.
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L'homme qui marchait dans sa tête : Récit
de Patrick Ségal
J'ai lu, 2006, 253 p.
"Un homme nouveau ne peut naître en moi que si j'arrive à oublier mes jambes. Et je ne peux oublier mes jambes que si je prends les risques de la vie d'un homme."
Une balle de revolver dans le dos. En une seconde, voici qu'un garçon de vingt-quatre ans, sportif accompli, est chassé du monde des hommes. Condamné à vivre à mi-hauteur, sur un fauteuil roulant.
Un an plus tard, jour pour jour, Patrick Segal s'embarque pour la Chine. Seul avec son fauteuil. Il a décidé de vivre. Deux ans plus tard, il entreprend le tour du monde.
Patrick Segal a su d'instinct que c'est dans la tête que se forgent les victoires.
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Il a jamais tué personne, mon papa
de Jean-Louis Fournier
Librairie Générale Française, 2006, 150 p. (Le livre de poche ; 14867)
Jean-Louis Fournier se souvient de son père, un médecin un peu fou quand il avait trop bu. Il en trace le portrait, tragique et drôle à la fois, par petites touches.
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Ils partiront dans l'ivresse : journal
de Lucie Aubrac
Seuil, 2007, 265 p.
Journal de Lucie Aubrac, grande figure de la Résistance française entre mai 1943 et février 1944. Durant ces neuf mois, enceinte d'un second enfant, elle aide 14 personnes à s'évader, passe les douanes en contrebande, ravitaille les clandestins en faux papiers et les collaborateurs en confiture au cyanure.
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J'ai quinze ans et je ne veux pas mourir : suivi de "Il n'est pas si facile de vivre"
de Christine Arnothy
Librairie Générale Française, 2006, 379 p. (Le livre de poche ; 3006)
Dans le conflit mondial qui ravage le continent européen de 1939 à 1945, la Hongrie est restée longtemps hors des atteintes de la guerre. Et puis, à son tour elle est en feu. Les Allemands qui y sont entrés en maître se sont retranchés dans Budapest et entendent défendre la ville qu'assiègent les Russes. C'est ce siège de deux mois que raconte Christine Arnothy.
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J'ai saigné
de Blaise Cendrars, Bertrand Louët
Hatier poche, 2009, 94 p. (Classiques & cie. Collège)
En 1915, le narrateur est amputé du bras droit, puis conduit à l'hôpital de Châlons-sur-Marne pour y être soigné. Là, il est confronté à la souffrance de ses compagnons, mais rencontre également des femmes au grand coeur, telle l'infirmière en chef, Madame Adrienne...
Dans ce court récit autobiographique, Cendrars raconte les souffrances et le chaos engendré par la Grande Guerre et rend hommage à ceux qui, par leur courage et leur générosité, l'ont transformé en aventure humaine.
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J'avais deux camarades : Dix années dans les Jeunesses hitlériennes
de Hans Peter Richter, Alain Royer
Librairie Générale Française, 1984, 316 p. (Le livre de poche jeunesse ; 171)
Hans a huit ans en 1933 ; un petit allemand comme beaucoup d'autres. Avec ses copains Heinz et Günther, il voit les "chemises brunes" emmener un homme et le rouer de coups : il a tué un des leurs, c'est un "rouge". Année après année, les garçons, comme leurs parents, se laissent enrôler de force et séduire par les nazis. Timides, héroïques ou révoltés, toujours inséparables, ils seront comme les autres, jetés au feu de la guerre.
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Jamais sans ma fille
de Betty Mahmoody, Marie-Thérèse Cuny
Pocket, 1991, 478 p. (Pocket ; 3196)
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Je viens d'ailleurs
de Chahdortt Djavann
Gallimard, 2007, 163 p. (Folio ; 4288)
"Je viens d'ailleurs" raconte par fragments vingt ans de la vie d'une jeune Iranienne révoltée par la violence du régime islamique installé par Khomeini en 1979. La voix de la narratrice, claire, juste, tintée de lyrisme persan, nous fait rejoindre, à chaque page, un quotidien souvent insoutenable et jusqu'ici complètement ignoré par l'Occident. Entre fiction et témoignage, ce roman donne à voir, à entendre , à comprendre l'Iran quotidien.
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Une jeunesse au temps de la Shoah : Extraits d'Une vie
de Simone Veil, Isabelle Hausser
Librairie Générale Française, 2010, 187 p. (Le livre de poche)
Cette édition pédagogique regroupe les quatre premiers chapitres d'Une vie et couvre la période 1927-1954. Ce que Simone Veil a vécu durant ces années - où elle passa d'une enfance protégée à l'horreur des camps de concentration, puis retourna à la " vie normale " - sans pouvoir partager son expérience avec ceux qui ne l'avaient pas connue, s'inscrit dans le nécessaire devoir de mémoire des jeunes générations. Source de réflexions, son sobre récit est également une leçon de courage et d'espoir.
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Journal 1942-1944 suivi de Hélène Berr, une vie confisquée
de Hélène Berr
Tallandier, 2008, 297 p.
Il y avait sûrement en 1942 des après-midi où la guerre et l'Occupation semblaient lointaines et irréelles dans ces rues. Sauf pour une jeune fille du nom d'Hélène Berr, qui savait qu'elle était au plus profond du malheur et de la barbarie ; mais impossible de le dire aux passants aimables et indifférents. Alors, elle écrivait son journal.
Avait-elle le pressentiment que très loin dans l'avenir, on le lirait ? Ou craignait-elle que sa voix soit étouffée comme celles de millions de personnes massacrées sans laisser de traces ?
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Le Journal d'Anne Franck
de Anne Frank
Livre de Poche, 2006, 349 p.
Nous sommes le 14 juin 1942, à Amsterdam. Anne Franck a 13 ans et elle commence à écrire son journal : la jeune juive d'origine allemande est précoce, espiègle et elle a les yeux bien ouverts sur les 'grandes personnes'. Dans ses lettres adressées à une amie imaginaire du nom de 'Kitty', elle raconte sa pénible vie clandestine. Car, pour échapper aux Nazis, Anne et les siens vivent cachés dans 'l'annexe' des bureaux paternels. Au jour le jour, elle écrit, incapable d'hypocrisie, des confessions aussi empreintes d'une gaieté juvénile que d'une impressionnante maturité, qu'elle évoque l'horreur d'un huis-clos quotidien ou son amourette avec le jeune Peter. Le 'Journal' s'achève le 1er août 1944. Anne a 15 ans et elle va mourir dans le camp de Bergen-Belsen.
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Journal d'une écolière soviétique
de Nina Lougovskaïa
Robert Laffont, 2007, 347 p. (Pocket Jeunes Adultes ; J1740)
Nina avait dix-neuf ans quand elle a été arrêtée par la police secrète de Staline. Peu après, elle était envoyée au Goulag en même temps que son père, sa mère et ses deux surs. Chef d'accusation : complot contre la vie de Staline. Pièces à conviction : trois cahiers retrouvés d'écolier griffonnés au jour le jour pendant quatre ans sur ses peines de cur, le récit de ses chahuts de collégienne, ses inquiétudes d'adolescence, son amour de la littérature et de la poésie... Mais aussi et surtout, sa haine de Staline.
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Le journal de Ma Yan
de Ma Yan, Pierre Haski
Livre de Poche, 2003, 255 p.
A douze ans, les rêves de Ma Yan s'effondrent : Ses parents, des paysans très pauvres du nord-ouest de la Chine, n'on plus les moyens de l'envoyer à l'école. Désespérée, révoltée, la jeune fille écrit plusieurs carnets, où elle raconte son quotidien, très rude. Le journaliste Pierre Haki a recueilli les carnets de Ma Yan...
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Un long chemin vers la liberté
de Nelson Mandela
Ecole des loisirs, 1996, 403 p. (Médium)
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La maison vide
de Claude Gutman
Gallimard, 2007, 143 p. (Folio junior ; 702)
1944, David, quinze ans a vu son père et sa mère, valise à la main, entre deux policiers. Très seul et perturbé, il s'est mis à écrire pour comprendre. Deux autres romans font suite à celui-ci : "L'hôtel du retour" et "Rue de Paris".
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Métaphysique des tubes
de Amélie Nothomb
Albin Michel, 2007, 156 p (Le livre de poche)
Un récit aussi drôle qu'insolent sur le passé de l'auteur qui nous propose son autobiographie de zéro à trois ans : un bébé calme, puis turbulent, apaisé par les carrés de chocolat blanc de la grand-mère ; le Paradis japonais qu'elle doit quitter..
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Moi, Boy
de Roald Dahl
Gallimard, 2007, 217 p. (Folio junior ; 393)
Que se passe-t-il quand on attrape une ratite ? Et quand on simule une crise d'appendicite ? Avez-vous jamais fumé du tabac de chèvre ? Vous a-t-on déjà affublé d'un costume de pompes funèbres pour vous rendre à l'école ? Neuf, dix, onze ans... les années passent : voici venu le temps de se demander ce que l'on fera après le collège !
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Moi, Malala : je lutte pour l'éducation et je résiste aux talibans
de Malala Yousafzai
Librairie Générale Française, 2014, 407 p. (Le livre de poche)
Malala Yousafzaï est née en 1997. Quand les talibans prennent le contrôle de la vallée du Swat, au Pakistan, la jeune fille décide de se battre pour continuer d'aller à l'école. En octobre 2012, alors âgée de quinze ans, elle est grièvement blessée d'une balle dans la tête. Cet attentat la conforte dans son engagement en faveur de l'éducation des filles dans son pays. Le récit bouleversant d'une famille exilée à cause du terrorisme, de parents courageux qui, dans une société où les garçons sont rois, ont encouragé leur fille à s'instruire.
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Moi, Malala : En luttant pour l'éducation, elle a changé le monde
de Malala Yousafzai, Patricia McCormick
Librairie Générale Française, 2016, 295 p. (Le livre de poche jeunesse)
Élevée par des parents éclairés dans un Pakistan en pleine transformation, Malala Yousafzai a toujours été encouragée à défendre ses opinions. Son père, en créant sa propre école et en sopposant ouvertement aux talibans, lui a montré la voie. Il a instillé en elle la soif dapprendre, le désir de résister au traitement des femmes dans son pays. Ce jour-là, le 9 octobre 2012, Malala rentre de lécole lorsque, soudain, le bus scolaire sarrête. Deux hommes armés lui tirent dessus. Son crime ? Avoir osé prétendre aux mêmes droits que les garçons, et avoir dénoncé les talibans qui incendient les écoles et interdisent aux jeunes filles le droit à léducation. Pendant dix jours, Malala reste entre la vie et la mort. Mais malgré lexil, les menaces, les mois de rééducation, Malala est, plus que jamais, résolue à lutter pour ses convictions. Voici son histoire. Et voici son combat.
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Mon ami Frédéric
de Hans Peter Richter, Anne Georges
Librairie Générale Française, 2007, 221 p. (Le livre de poche jeunesse. Historique)
Lhistoire dune amitié. Avant la guerre, en Allemagne, deux enfants sont inséparables. Mais Frédéric est Juif. Bientôt, il doit quitter lécole. Sa famille est persécutée, la vie est de plus en plus dure. Après larrestation de son père, ladolescent trouve refuge chez son ami. Mais il est bien gênant dhéberger un Juif en ces temps troublés
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Mon enfance en Allemagne nazie
de Ilse Koehn
Ecole des loisirs, 2005, 205 p. (Médium)
Rescapée de la guerre et du nazisme, l'auteur nous raconte son enfance à Berlin, de 1935 à 1945 : les séparations, les épreuves, les peurs mais aussi les actes de courage, de résistance et la volonté de survivre.
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Un monde bouleversé
de Anita Lobel, Valérie Dayre
Ecole des loisirs, 2005, 247 p. (Médium)
La jeune Anita mène une vie facile à Cracovie, entourée de ses parents, son petit frère et sa nourrice Niania. La guerre éclate. Juive, sa famille doit se cacher. Niania emmène les deux enfants dans son village natal, puis la mère les récupère pour le ghetto de Cracovie. Mis en danger, Anita et son frère retrouvent Niania dans un couvent, avant dêtre déportés pour Auschwitz. Ils y vivront jusquà la libération du camp. Ils sont alors envoyés en Suède dans un sanatorium. Leurs parents, sains et saufs, les rejoignent. Le retour à la vie de famille est difficile, largent manque. Anita se découvre un don pour le dessin. Les Lobel émigrent enfin pour lAmérique.
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La Mort de près
de Maurice Genevoix, Filippos Katsanos
Flammarion, 2021, 158 p. (Etonnants Classiques)
1914 : Maurice Genevoix est envoyé au front comme sous-lieutenant. La mort, menace permanente, y sera son plus fidèle compagnon : par trois fois, il lui échappe dextrême justesse.
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Au nom de tous les miens
de Martin Gray
Robert Laffont, 2004, 400 p. (Pocket Jeunes Adultes ; J319)
De la guerre, le petit Martin connaîtra tout : Les privations, les humiliations, la déportation, la perte des siens. Mais la paix reviendra. Martin reconstruit sa vie et rencontre l'amour en la personne de Dina. C'est dans le sud de la France , par une journée d'été accablante, que le destin le blessera à nouveau - à mort - en décimant ceux qui lui sont les plus chers.
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Le palanquin des larmes
de Ching Lie Chow, Georges Walter
J'ai lu, 2006, 383 p.
Mariée de force lors de l'avènement de la Chine nouvelle, la jeune écolière Chow Ching Lie, choisie pour sa grande beauté par la plus riche famille de Shanghai, monte à 13 ans sur le palanquin fleuri qui la conduira dans sa belle-famille. Ecrasée sous la tutelle de sa belle-mère, dans les années 40, elle réussira quand même à devenir une pianiste internationale...
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Patients
de Grand Corps Malade
Seuil, 2017, 165 p. (Points)
À tout juste 20 ans, alors qu'il chahute avec des amis, Fabien heurte le fond d'une piscine. Les médecins diagnostiquent une probable paralysie à vie. Dans le style poétique drôle et incisif qu'on lui connaît, Grand Corps malade relate les péripéties vécues avec ses colocataires d'infortune dans un centre de rééducation. Jonglant avec émotion et dérision, ce récit est aussi celui d'une renaissance.
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La place
de Annie Ernaux
Belin - Gallimard, 2017, 160 p. (Classicocollège)
Après la mort de son père, Annie Ernaux retrace la vie de cet ancien ouvrier devenu cafetier, qui avait conquis sa «place» dans la société. À travers ce récit autobiographique, l'auteure-narratrice évoque ses origines modestes et ses propres souvenirs. Elle tente aussi, par l'écriture, de combler la douloureuse distance qui s'était creusée entre son père et elle : un hommage plein de justesse et de pudeur.
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Poil de carotte
de Jules Renard
Gallimard, 2006, 223 p. : ill. (Folio junior éd. spéciale)
Poil de Carotte déteste sa mère. Il lui avait adressé des voux enluminés de guirlandes de fleurs. Elle n'a pas su apprécier ce geste. Pas plus que M. Lepic ne sentira l'affection contenue dans les lettres en vers que son fils lui envoie du pensionnat. Les élans de tendresse de Poil de Carotte sont aussi malvenus que ses coups d'audace et ses méchancetés car, chez les Lepic, on ne sait pas comment s'aimer sans se faire du mal.
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Quand j'étais soldate
de Valérie Zenatti
Ecole des loisirs, 2002, 258 p. (Médium)
Sous la forme d'un récit entrecoupé d'extraits du journal de bord qu'elle tient à l'époque, l'auteur retrace son expérience de soldate dans l'armée israélienne, en 1988 - 1990, lors de la première Intifada. En Israël, les filles doivent faire leur service militaire et Valérie n'échappe pas à cette règle. On découvre au fil des pages toutes les étapes marquantes de ce monde étrange où l'on entre adolescent et duquel, paraît-il, on sort adulte.
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Rascal
de Sterling North, Michèle Poslaniec
Ecole des loisirs, 1997 (Médium)
Sterling, onze ans, a trouvé Rascal, jeune raton laveur malicieux et attachant, au creux d'une souche dans les bois. Dans sa nouvelle famille comprenant un père distrait, quatre mouffettes, des marmottes, une corneille surnommée Edgar Poe et un canoë long de cinq mètres cinquante en chantier dans la salle de séjour, Rascal devient l'inséparable compagnon de Sterling: ils mangent, dorment et vont à l'école ensemble. Au cours d'une année fertile en aventures, Rascal et Sterling nagent, pêchent et explorent la campagne -jusqu'au jour où le printemps revient et où tout change brusquement. Ce récit autobiographique et touchant de l'amitié d'un garçon avec un animal sauvage, l'un et l'autre s'éveillant peu à peu au monde qui les entoure, est devenu un classique. Rascal a pris sa place parmi les animaux les plus captivants et les plus attendrissants de la littérature.
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Un sac de billes
de Joseph Joffo
Librairie Générale Française, 2006, 252 p (Le livre de poche ; 5641)
En 1941, à Paris rue de Clignancourt, la famille Joffo d'origine juive habite une maison comprenant un salon de coiffure. Les deux plus jeunes enfants de la famille, Joseph (10 ans) et Maurice (12 ans), mènent une vie tranquille et s'amusent comme tous les autres enfants de leur âge. À cause de la guerre et du climat intenable pour les juifs imposé par les nazis, la famille Joffo décide de se séparer afin de gagner plus facilement la zone libre. C'est ainsi que Joseph et Maurice quittent la maison et à eux deux, ils devront essayer de passer en zone libre. Mais, avant, pendant et après, ils devront se débrouiller seuls, passer inaperçus, travailler et gagner de l'argent, se cacher, déjouer les interrogatoires. Auront-ils assez de force et de courage pour tenir jusqu'au bout ?
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Le scaphandre et le papillon
de Jean-Dominique Bauby
Robert Laffont, 1997, 139 p
Le 8 décembre 1995, brutalement, un accident vasculaire a plongé Jean-Dominique Bauby dans un coma profond. Quand il en est sorti, toutes ses fonctions motrices étaient détériorées. Atteint de ce qu'on appelle le "locked-in syndrome" - littéralement : enfermé à l'intérieur de lui-même -, il ne pouvait plus bouger, manger, parler ou même simplement respirer sans assistance. Dans ce corps inerte, seul un oeil bouge. Cet oeil - le gauche -, c'est son lien avec le monde, avec les autres, avec la vie. Avec son oeil, il a écrit ce livre : chaque matin pendant des semaines, il en a mémorisé les pages avant de les dicter, puis de les corriger.
http://www.evene.fr/livres/
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Un secret
de Philippe Grimbert
Livre de Poche, 2020, 185 p.
Souvent les enfants s'inventent une famille, une autre origine, d'autres parents.
Le narrateur de ce livre, lui, s'est inventé un frère. Un frère aîné, plus beau, plus fort, qu'il évoque devant les copains de vacances, les étrangers, ceux qui ne vérifieront pas. Et puis un jour, il découvre la vérité, impressionnante, terrifiante presque. Et c'est alors toute une histoire familiale, lourde, complexe, qu'il lui incombe de reconstituer. Une histoire tragique qui le ramène aux temps de l'Holocauste, et des millions de disparus sur qui s'est abattue une chape de silence.
Psychanalyste, Philippe Grimbert est venu au roman avec La Petite Robe de Paul. Avec ce nouveau livre, couronné en 2004 par le prix Goncourt des lycéens et en 2005 par le Grand Prix littéraire des lectrices de Elle, il démontre avec autant de rigueur que d'émotion combien les puissances du roman peuvent aller loin dans l'exploration des secrets à l'oeuvre dans nos vies.
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Si c'est un homme
de Primo Levi
Pocket, 2005, 314 p (Pocket ; 3117)
'Si c'est un homme' est un récit autobiographique. Libéré d'Auschwitz, Primo Levi témoigne. Il décrit la peur, l'instinct de survie, la mort et l'humiliation qu'ont vécus les déportés. Il fait partie d'un convoi de six cent cinquante Juifs, mais seulement quatre-vingt-seize hommes et vingt-neuf femmes sont épargnés. Les autres, déclarés invalides, sont immédiatement gazés. Ils luttent tous contre la déshumanisation dont ils sont les victimes : on leur retire leur nom, ils sont tatoués comme du vulgaire bétail. Malgré tout, l'auteur parvient à se faire quelques amis : Lorenzo, un ouvrier, mais surtout Alberto, son meilleur ami... Vivre, non. (http://www.evene.fr/)
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Souvenirs de ma vie dans un village de Pologne
de Toby Knobel Fluek
Gallimard, 1990, 151 p. (Page blanche)
La vie d'une famille juive en Pologne durant les années qui précédèrent la seconde guerre mondiale.
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La steppe infinie
de Esther Hautzig, Viviane de Dion
Ecole des loisirs, 2005 (Médium)
La steppe infinie, cest la Sibérie où la jeune polonaise Esther va vivre comme déportée, avec sa famille, pendant quatre ans de 1941 à 1945. Son monde si protégé sécroule le jour où les soldats russes se présentent à son domicile. Tout bascule ; il faut quitter sa jolie chambre, ses poupées, les lilas du jardin, et la maison qui protège son bonheur familial Motif de la déportation : « Vous êtes des capitalistes, des ennemis de la classe prolétarienne » Après un périple de six semaines, enfermée dans une bétaillère, la famille Rudomin arrive dans un village au milieu de la Sibérie, où tout est à faire pour survivre. Les conditions de vie sont évidemment terribles pour Esther, ses parents et sa grand-mère. Chaque jour est une lutte contre la faim, le froid ou la chaleur intenses. Mais il y a en chacun deux une telle tendresse, un tel courage pour garder sa dignité, quEsther va toujours trouver les forces nécessaires pour survivre et rester optimiste.
in : www.123loisirs.com
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Stupeur et tremblements
de Amélie Nothomb
Albin Michel, 2001, 186 p (Le livre de poche)
Amélie, une jeune femme belge, vient de terminer ses études universitaires. Sa connaissance parfaite du japonais, langue qu'elle maîtrise pour y avoir vécu dans son enfance, lui permet de décrocher un contrat d'un an dans une prestigieuse entreprise de l'empire du soleil levant, la compagnie Yumimoto. Amélie espère réussir dans ce pays qui la fascine tant.
Fascinée par la hiérarchie d'entreprise japonaise, précise et méthodique, la jeune femme l'est d'autant plus par sa supérieure directe, l'intrigante et fière Mademoiselle Mori.
Ses débuts sont déconcertants. Monsieur Saito lui fait rédiger une lettre, réponse à une invitation pour une partie de golf. A peine le courrier est-il terminé que Saito le déchire et ordonne à Amélie de recommencer. La jeune fille va rapidement déchanter à la découverte d'une culture qu'elle ne connaît absolument pas. Ses fréquentes initiatives sont régulièrement sujettes aux réprobations de ses supérieurs. Les humiliations et les vexations se succèdent et la soumission s'installe. Face à cet acharnement, la jeune femme se plie à leurs exigences. Amélie pensait être traductrice, elle finira dame pipi dans les toilettes de l'entreprise.
(http://www.alalettre.com/)
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Sur la tête de la chèvre
de Aranka Siegal, Tessa Brisac
Gallimard, 2004, 334 p. (Folio junior ; 1300)
En Hongrie, comme partout en Europe, les années 40 furent des années terribles. Piri, dont ce livre raconte l'histoire violente et quotidienne, a dix ans en 1939. Avant, elle n'avait jamais pensé être différente de ses amies hongroises ou ukrainiennes. Elle assiste au lent développement des mesures anti-juives, subit les humiliations qui s'ajoutent à la faim ; elle apprend à lutter contre la peur et se débat, avec les siens, dans l'étau qui étrangle bientôt la communauté juive... Mais un merveilleux personnage, sa mère, lui transmettra sa miraculeuse énergie.
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Tanguy : Histoire d'un enfant d'aujourd'hui
de Michel del Castillo
nouv.éd.rev.et corr. Gallimard, 2007, 333 p (Folio ; 2872)
1939. Fin de la guerre civile espagnole. Tanguy a cinq ans et vit en Espagne avec sa mère, femme politique qui se voit contrainte de fuir son pays. Avec son fils, ils se réfugient en France, mais le climat nest pas non plus très hospitalier ; la mère de Tanguy décide de fuir une deuxième fois, vers Londres. Ils se trouvent séparés et Tanguy est arrêté puis emmené dans un camp allemand, avant de retrouver Barcelone et de connaittre de nouveau la vie dans un centre de redressement pour jeunes.
Comment revivre une vie normale apèrs tant d'épreuves ?
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Le thé au harem d'Archi Ahmed
de Mehdi Charef
Gallimard, 2007, 185 p. (Folio ; 1958)
Une cité H.L.M. Sur les murs : graffitis, slogans, appels de détresse, dessins obscènes. Madjid vit là. Il est fils d'immigrés, paumé entre deux cultures, deux langues, deux couleurs de peau, et s'invente ses propres racines, ses attaches. Il attend. Sans trop y penser à cause de l'angoisse, insupportable. La peur règne. La violence. L'amour aussi. Pour la mère Malika, les frères et surs, le père - un petit vieux tombé d'un toit et qui a perdu la raison. Pour les copains et l'ami Pat, celui des bons et des mauvais coups, de la drague et de la drogue. La tendresse, l'amitié, quelques rires : ce sont les seules lueurs dans une existence vouée à l'échec. « Ça chante pas le béton, ça hurle au désespoir comme les loups dans la forêt, les pattes dans la neige, et qui n'ont même plus la force de creuser un trou pour y mourir. »
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La Vie après Birkenau : Récit recueilli par David Teboul
de Simone Veil
Nathan, 2023, 170 p.
Lisez, écoutez, écrivez ! Pocket et Nathan s'associent et proposent "Une oeuvre, une voix", une collection qui engage l'élève dans une lecture active et personnelle, à la manière d'un carnet de lecteur. Un témoignage poignant sur les camps de concentration, raconté par celle qui les a vécus. " Dans ma famille, nous étions juifs, patriotes, républicains et laïques. Les deux branches, celle des Jacob, du côté de mon père, et celle des Steinmetz, du côté de ma mère, vivaient dans cet esprit depuis plusieurs générations."
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Vipère au poing
de Hervé Bazin
Librairie Générale Française, 2006 (Le livre de poche ; 58)
Ce roman, le plus célèbre de l'auteur, est aussi largement autobiographique. Comme dans l'ensemble de son oeuvre, Hervé Bazin y donne les raisons de sa haine et de son combat contre toutes les oppressions familiales et sociales. Vipère au poing raconte la lutte impitoyable livrée par Brasse-Bouillon, alias Jean Rezeau, ainsi que ses frères, contre leur mère, une marâtre odieuse, calculatrice et violente. Folcoche, ainsi que ses enfants la nomment, règne avec autorité sur une famille angevine bien-pensante, ne lésinant pas sur les coups de fouet, les brimades et les humiliations. Mais Brasse-Bouillon est malin, vif et clairvoyant. Il affronte sa mère en lui tendant à son tour les pièges qui l'aideront à avoir raison d'elle.
Au premier degré, le livre possède un incontestable humour qui marque les esprits (inoubliable Folcoche, parangon de méchanceté !). Mais, il est avant tout un cri d'enfant et la dénonciation d'un certain modèle d'éducation qui fit longtemps les beaux jours des familles françaises. Pour son auteur, cela reste à tout jamais un traumatisme et un échec.
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Le voile noir
de Anny Duperey, Lucien Legras
Seuil, 1992, 254 p. (Points)
Un voile noir. Celui dont son père, photographe, recouvrait l'appareil pour les rassembler tous, à jamais, dans sa boîte. Celui qu'elle dut porter, si tôt, à l'enterrement de ses jeunes parents. Celui surtout qui s'abattit sur sa mémoire pendant d'interminables années... Jusqu'à ce jour où Anny Duperey ose enfin ouvrir ce tiroir de commode qui renferme les photos de son enfance, mutilée par l'accident domestique, si scandaleusement banal, qui tua ses parents. En feuilletant l'album familial, elle nous livre cette angoisse si longtemps retenue, mais aussi l'amour, la joie de palper ces êtres adorés, par les images qu'ils ont laissées et les mots qu'ils ont fait naître en elle.
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Voyage à Pitchipoï
de Jean-Claude Moscovici
Ecole des loisirs, 1995, 131 p. (Médium)
Voyage à Pitchipoï raconte la tragédie d'une famille juive, en France, pendant la guerre, une tragédie qui fut celle de millions d'autres familles. En 1942, l'auteur de ce livre avait six ans. Sa famille fut arrêtée, par des gendarmes allemands et français, et dispersée. Le narrateur et sa petite sour furent d'abord confiés à des voisins jusqu'à ce que le maire du village fasse appliquer la décision du capitaine S-S, Commandeur de la région et responsable des mesures de répression antisémite : "L'accueil d'enfants juifs dans des familles françaises est indésirable et ne sera autorisé en aucun cas." Les deux enfants furent alors enfermés dans une prison, puis transférés au camp de Drancy, où la petite fille tomba malade, par malnutrition...
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Le roman d'Olivier, 2. Trois sucettes à la menthe
de Robert Sabatier
Librairie Générale Française, 2006, 255 p. (Le livre de poche ; 5958)
Olivier, le petit garçon des Allumettes suédoises, a quitté sa chère rue Labat pour aller vivre chez son oncle.
Autant dire, pour l'enfant, changer de planète. L'univers bourgeois, l'appartement cossu, la vie mondaine des Desrousseaux le surprennent et le déconcertent. Olivier s'intègre difficilement. Mais ainsi va la vie, et bientôt il s'apercevra que sa curiosité est sans cesse mise en éveil. Qui est vraiment l'oncle Henri ? Et la tante Victoria ? Il y a aussi les cousins, les deux bonnes, et, comme on reçoit beaucoup, toute une foule de personnages cocasses, grandioses, ou ridicules.
Et puis, et surtout, les rues de Paris, le canal Saint-Martin, les étonnants Grands Boulevards, leurs passages mystérieux, leurs théâtres, leurs cinémas, leurs music-hall... Trois Sucettes à la menthe, merveilleuse suite des Allumettes suédoises, ressuscite une manière de vivre, mille faits oubliés, toute une fête de la vie qui apparaît, de page en page, dans un univers de vérité et de poésie.
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Souvenirs d'enfance, 1. La gloire de mon père
de Marcel Pagnol
Editions de Falllois, 2004, 219 p. (Fortunio poche ; 1)
C'est un livre qui raconte une partie de la vie de la famille de Marcel Pagnol au début du XXe siècle. Il y a dans la famille Marcel qui a 6 ans, Joseph, le père de Marcel, le nouvel instituteur du Chemin des Chartreux, la plus grande école communale de Marseille, Augustine, sa mère qui est couturière, Paul, son petit frère, Rose, sa tante et l'épouse de Jules et enfin Thomas dit Jules. De plus, Marcel aura une petite soeur et un cousin quelque temps après. Au début des vacances d'été, il nous raconte les préparatifs et la longue montée pour arriver au village de la Treille en Provence. Là se trouve la maison de vacances que Joseph a louée avec l'oncle Jules.
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Souvenirs d'enfance, 2. Le château de ma mère
de Marcel Pagnol
Editions de Falllois, 2004, 221 p. (Fortunio poche ; 2)
"Le Château de ma mère" retrace cette période de lenfance de lauteur, où il traversait Marseille avec sa petite famille pour rejoindre par la Treille La Bastide Neuve, le lieu des vacances. Ce périple Du Château Saint Antoine au Château de la Buzine traversait quatre propriétés (dont le château Saint Antoine ) et que lon pourrait appeler aujourdhui les Châteaux Pagnol . A la Bastide Neuve, dans les épisodes marquants il y a les jours de chasse, les journées avec Lili des Bellons, la découverte de la grotte du Grosibou au sommet du Taoumé, et le mois doctobre signifiant la fin des grandes vacances et la rentrée des classes. Cest au Noël suivant que lécrivain retrouvera ses collines, son Lili qui lattendait dans la grisaille de Noël, et aux dimanches davril que lépisode avec Bouzigue se déroula. Le Château de ma mère cest donc cette propriété que les Pagnol traversaient en longeant le canal de Marseille, pour écourter leur marche vers la Bastide Neuve.



































































